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Light Bird: ça ne casse pas trois pattes à une grue

Ce blog doit beaucoup à Luc Petton et à la compagnie Le Guetteur. En effet, c'est après avoir vu Swan, son précédent spectacle avec des cygnes, que j'avais décidé de faire partager l'émotion que j'avais eu à la fin de ce spectacle et de parler de ma passion. C'est donc plein d'espoir que j'allais voir Light Bird, où Petton délaisse les cygnes pour des grues, ces grands échassiers symboles de paix en Asie, que le chorégraphe a élevé pendant deux ans. Force est de constater que si j'avais vu ce spectacle de Petton en premier, je n'aurais jamais ouvert mon blog...

Tout commençait pourtant pour le mieux avec le très beau solo d'une danseuse reproduisant les gestes de l'oiseau. Voir son corps décomposer ainsi les mouvements de la grue est sublime. Dommage que seul ce premier tableau retiennent notre attention. C'est quand les grues entrent en scène que commence le drame. Passé la stupéfaction de voir de tels animaux sur scène, on se rend vite compte qu'ils ne semblent être là que pour décorer. Les danseurs doivent normalement adapter leur chorégraphie aux mouvements des oiseaux, comme cela avait été le cas dans Swan, sauf qu'ils semblent plus décontenancés par des grues qui font ce que bon leur semblent. Elles se promènent, volettent de temps à autres, mangent des graines, voir le filet devant la scène, l'une des grues a même fait peur au public quand elle a failli se prendre dedans. Les grues ne sont pas habitués au public et cela se voit, elle semblent étonnées de voir tout ces gens devant elles et passent leur temps à nous regarder. Finalement, on ne voit aucune interaction entre les danseurs et les oiseaux.

Light Bird: ça ne casse pas trois pattes à une grue

On pourrait s'inquiéter que les grues nous détournent de la danse mais au final, on ne rate pas grand chose, les danseurs semblant être complètement déstabilisés et essayent d'improviser pour combler les nombreux temps faibles. Il faut dire que tout tombe à l'eau. Les danseurs se promènent avec un long voile que les grues devraient suivre, ce n'est pas le cas, tout comme quand les danseurs dansent avec des branches, devant guider les grues. Un four. De plus, si les trois danseurs principaux s'en sortent plutôt bien, les danses de Petton, notamment son solo, sont totalement ratées. Il n'y a aucune émotion et ses mouvements ne sont pas exceptionnels. Le spectateur assiste à de longs moment de solitude, quand ils voient les danseurs assis qui appellent désespérément les grues. Par bonheur, la musique, très belle, et la lumière étaient réussies. Une satisfaction bien maigre qui ne masquera pas l'ennui général. C'est long une heure parfois

Rarement un spectacle ne m'aura autant déçu. On ressort au bout d'une heure avec une grande frustration et le sentiment d'avoir vue une coquille vide. En un mot, ce spectacle est volatile.

Tag(s) : #Spectacle, #Critique

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