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Après un silence de quatre longues années de silence, Florence Welch, plus connue sous le nom de Florence and the Machine revient en 2015 avec un nouvel album How Big, How Blue, How Beautiful. En guise d'apéritif à ce nouvel opus, la chanteuse a sorti le 10 février le premier titre éponyme de son album How Big, How Blue, How Beautiful.

Ce premier extrait sera vraisemblablement en ouverture de l'album et ce pour plusieurs raisons. D'un format assez court (2mn41), la chanson n'a que pour paroles son titre, que la chanteuse répète telle une incantation, accompagnée d'une lyre, instrument emblématique de la chanteuse. Cette partie "incantatoire" ne dure que la première minute, le reste n'étant que de la musique, une montée de cuivres.

Le clip, mis en scène par Tabitha Denholm et Vincent Heycock se passe dans les vestiges d'un théâtre gréco-romain qui se trouve dans un parc à l'ambiance bucolique. Au centre de la scène, la chanteuse danse en duo avec ce que l'on peut sans doute considérer comme son double. Même coiffure, corpulence, tatouages et vêtements. Le thème choisi ne nous étonne guère quand on sait que le chorégraphe du clip est Ryan Heffington qui a déjà officié sur les deux dernier clips de Sia,Chandelier et Elastic Heart. Cette notion de dualité se retrouve dans la danse très symétrique dans le clip. Les deux danseuses agissent comme des miroirs et reproduisent les mêmes mouvements jusqu'à la séparation finale, comme un déchirement. Beaucoup de sensualité émane de ce clip. Il y a beaucoup de contacts entre les deux danseuses. Elle se touche la bouche, se frôle la poitrine, comme si elles étaient un objet de désir l'une pour l'autre. Plutôt étonnant quand on sait qu'elles ne sont que le reflet de l'une et de l'autre. Comment peut-on le comprendre. Est-ce deux personnalités qui se complètent puis se déchirent? Est-ce l'abandon d'une partie de soi? Autre élément important, l'alternance des plans entre le parc et les deux femmes, et parfois l'utilisation de même procédé pour les filmer, comme ce panoramique filmant le ciel et les arbres, puis les deux jeunes femmes. Faut-il y voir une analogie entre l'homme et la nature?

Simple mais d'une grande richesse et très beau How Big, How Blue, How Beautiful laisse augurer de bonnes choses pour la suite. En espérant que Ryan Heffington soit toujours à la baguette pour les chorégraphies!

Tag(s) : #Analyse, #Clip

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