Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Calamity Jane: loin d'être une calamité.

Calamity Jane, La Blonde du Far West en Français (allez savoir pourquoi) est un film réalisé en 1953 par David Butler. Pour être franc, j'ai longtemps reculé avant de me décider à le regarder. Pas de noms connus, un réalisateur dont je n'avais jamais entendu parler et un western musical qui plus est. Mais j'avais tort...

Calamity Jane (Doris Day) a tout du garçon manqué. Quand elle n'escorte pas une diligence, elle va au saloon voir son ami Wild Bill Hickok (Howard Keel). C'est l'occasion pour elle de boire et d'exagérer ses aventures. Souvent tournée en ridicule, elle n'en reste pas moins courageuse et va sauver le lieutenant Danny Gilmartin des griffes des indiens. Un soir, une représentation de théâtre au saloon tourne au pugilat quand les spectateurs s'aperçoivent que, contrairement à ce qui leur avait été promis, l'actrice du spectacle était...un acteur ! Calamity promet alors de ramener une actrice célèbre de Chicago : Adelaid Adams. Direction Chicago pour notre héroïne. Suite à une méprise, Calamity n'engage pas Adelaïd mais sa dame de compagnie, Katie, qui rêve d'être une artiste. Sur place la supercherie est vite remarquée surtout quand elle commence à chanter...Malgré tout, Calamity Jane parvient à convaincre le public de lui laisser une chance, chance qu'elle saisit. Wild Bill en tombe vite amoureux tout comme le lieutenant. Au contact de Katie, Calamity va devenir plus féminine. Alors que les deux hommes rivalisent pour Katie, cette dernière a une préférence pour Danny.

Cabotinaaaaage!

Cabotinaaaaage!

Un bal est organisé. Pour décider lequel des deux ira avec Katie, les deux hommes tirent à la courte paille et c'est le lieutenant qui gagne. Wild Bill n'est pas enchanté à l'idée d'y aller avec Calamity. La réciproque est valable, car si elle le cache, elle préfère elle aussi le lieutenant. Quelle n'est pas la surprise de Wild Bill quand il voit Calamity aussi belle dans une robe de soirée ! Alors qu'elle est courtisée toute la soirée, elle regrette que Danny ne lui accorde pas une danse. Elle comprend mieux pourquoi quand elle voit Katie et ce dernier l'embrasser. Elle quitte alors le bal folle de rage et fond en larmes. Elle défie Katie au saloon mais se fait humilier de nouveau. Wild Bill emmène alors Calamity pour la réconforter et c'est alors que la magie opère entre les deux prétendants éconduits. L'amour naît ! Le lendemain, Calamity apprend que Katie est partie suite à leur altercation, elle décide de la ramener pour qu'elle vive heureuse avec Danny. Katie accepte évidemment de revenir et on assiste alors à un double mariage.

Calamity Jane: loin d'être une calamité.

Ce film est une très agréable surprise. Alors oui, il faut aimer les acteurs qui cabotinent. Doris Day en fait des tonnes dans le rôle d'un garçon manqué. On n'y croit pas toujours mais on laisse passer. Malgré ce surjeu, les acteurs n'agacent pas et on s'attache très rapidement à eux. On sent notamment une grande complicité entre Howard Keel et Doris Day et l'on est presque triste de les voir éconduits. L'intrigue se laisse suivre avec plaisir. Si elle est plutôt convenue, elle a le mérite d'être toujours très rythmée. Ce rythme doit beaucoup aux acteurs mais aussi aux chansons, qui loin de le casser, participe à l'entrain du film. Le ton est d'ailleurs très rapidement donné avec la chanson The Deadwood Stage dès le début ou plus tard Just Blew in from the Windy City. Toutes les autres chansons sont aussi de qualité, fait rare pour être mentionné. Un peu de danse dans le numéro cité précédemment, des claquettes, ce sera tout ce que nous nous mettrons sous la dent.

Outre son rythme, le film ne se prend jamais au sérieux. Calamity Jane et Wild Bill y sont plusieurs fois moqués. Calamity dans sa propension à mentir, Wild Bill dans sa virilité. Il faut ce dernier déguisé en squaw après un pari perdu. La scène où Francis, un acteur engagé car le directeur pensait qu'il était une femme, chante déguisé comme tel, est aussi l'un des moments les plus drôles. Le film joue aussi sur le décalage entre le comportement de Calamity, loin d'être une femme comme les autres, en particulier quand elle arrive à Chicago. Ce passage est aussi l'occasion de nous montrer deux mondes différents: celui de la ville et de l'Ouest sauvage, ce qui ne se passe pas sans quiproquos.

On rit de bon cœur dans ce film sans prétention.

Faire un western musical revient à faire un numéro d'équilibriste : il faut savoir doser les deux genres sans tomber dans le ridicule. Butler y parvient avec Calamity Jane. Peut être pas le meilleur film musical mais pas le moins agréable. Doris Day disait que c'était le film préféré de sa filmographie. Voyons les autres alors maintenant!

Cabooooootiiiiinaaaaage!

Cabooooootiiiiinaaaaage!

Tag(s) : #Film musical, #Analyse

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :